Sécurité

Attaque d’Arbinda: le Burkina est dans une « guerre communicationnelle » le ministre Fulgance Dandjinou

Le ministre de la communication du Burkina-Faso a réagi face aux traitements de l’information par certains médias occidentaux sur l’attaque de Arbinda qui a fait plus d’une quarantaine de victimes, civils militaires et a conduit à la neutralisation de 80 terroristes.

Dans un message attribué au ministre de la communication burkinabè et fortement relayé par les médias du pays en l’occurrence WAT FM, Rémis Fulgance DANDJINOU a dénoncé le traitement de l’information par certains médias occidentaux sur l’attaque meurtrière d’Arbinda. Pour le ministre en charge de la communication Rémis Fulgance DANDJINOU, l’attaque du 24 décembre, au cours de laquelle 35 civils et 7 militaires ont été tués, dont 31 femmes( le pire bilan qu’ait connu le pays depuis cinq ans) dans la région d’Arbinda, au nord du Burkina Faso a révulsé et indigné plus d’un burkinabè. En effet, la remise en cause des annonces de l’État-major général des armées du Burkina-Faso, le choix de l’angle de traitement qui met l’accent sur les 42 victimes, civils et militaires, en occultant la neutralisation des 80 terroristes montrent selon le ministre en charge de la communication que son pays est dans « une guerre communicationnelle« . 

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« Je le redis et je m’assume, il ne peut y avoir de journalisme neutre dans cette situation où informer est vital et défendre sa patrie et sa survie est impératif », a-t-il dit avant d’ajouter: « Le journaliste français d’une radio internationale lors des obsèques des 13 soldats français morts au Mali dit  » nos soldats » quand sur cette même radio le correspondant burkinabè en parlant de ses frères burkinabé tombés au front dira : » les soldats burkinabè ».

Les médias participent à la guerre actuellement imposée à notre pays…

Pour le ministre burkinabè en charge de la communication certains médias participent à la mise en oeuvre de choix politiques et économiques et participent à la guerre actuelle qui secoue le Burkina-Faso: « Loin de moi l’idée de tomber dans la censure et le patriotisme béat comme la couverture de la guerre du Golfe en est le pire des exemples…Il nous faut oser nous poser les bonnes questions sans à priori ou pseudo intransigeance professionnelle car les médias participent à la guerre actuellement imposée à notre pays. Ils peuvent aider à la lutte contre le terrorisme par une narration juste des faits mais aussi en donnant de voir les résultats engrangés par les FDS, les exemples de réussites de la collaboration populations-FDS, j’en oublie et cela, sans occulter les échecs, les revers et les limites de certaines actions de lutte contre le terrorisme »a-t-il écrit.

Journaliste reporter de l’espoir…

Dans certains pays occidentaux, poursuit Rémis Fulgance DANDJINOU, certains journalistes ont créé le concept de  » reporter de l’espoir « ,《ce journaliste qui s’intéresse à la complexité du monde dénonce les dysfonctionnements, les analyses mais aussi peut regarder ce qu’il y a de constructif》(Gilles Vanderpooten , Directeur général de l’Association Reporters d’espoirs).

« Le pouvoir d’influence des médias et leur impact sur la psychologie individuelle et collective sont si importants que personne ne peut et ne doit se réfugier sous la parapluie de la neutralité.
Il y va de la victoire des burkinabè contre ceux qui leur ont imposé cette guerre, il y va du Burkina Faso », a-t-il conclu.

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