Diplomatie

Bénin: après Benoît Illassa, John Igué déplore l’inefficacité de la diplomatie sous Talon

Dans un entretien exclusif accordé au quotidien « Matin Libre » le conseiller au club Sahel et de l’Afrique de l’ouest de l’OCDE à Paris, le professeur John Igué accuse la diplomatie béninois pour son incapacité à apporter solution à la crise frontalière entre le Bénin et le Nigéria. 

Le conseiller au club du Sahel et de l’Afrique de l’ouest de l’OCDE, à Paris est formel, la lutte contre la contrebande est un prétexte pour voiler les vraies raisons de la crise frontalières entre le Bénin et le grand Géant de l’Est. Spécialiste des questions du Nigéria, le professeur John Igué remet en cause la diplomatie sous le président Patrice Talon. A la suite de l’ancien ambassadeur près l’organisation internationale de la francophonie, Benoît Illassa qui pense que la maison de la diplomatie va mal sous Aurélien Agbénonci, le professeur John Igué trouve dans la crise frontalière qui perdure entre ces deux pays de la cedeao, les conséquences d’une diplomatie mal ficelée. « Ce qui se passe, c’est la déliquescence de notre diplomatie vis-à-vis du géant voisin dont le Bénin a besoin. Pas plus. Si non comment comprendre depuis le 20 aout jusqu’à aujourd’hui, il n’y a pas eu d’actions d’envergure pour aller vers l’ouverture de la frontière. Ce n’est pas pour la première fois que nous avons des incidents avec le Nigéria » déplore-t-il.

--- Publicité---

Pour le professeur John Igué la situation actuelle ne devait pas perdurer parce que selon lui, sans les pays voisins, le Nigéria ne sera plus aujourd’hui un Etat unitaire au sortir de la guerre du Biaffra. « C’est le refus des voisins à faire le jeu de la France qui a permis au Nigéria d’être un pays unitaire aujourd’hui. Donc les Nigérians sont très sensibles à çà et savent que leur sécurité dépend de leurs voisins immédiats« , a-t-il fait savoir. A le croire, les malentendus qui ont conduit à la situation actuelle sont pourtant très faciles à résoudre. Le professeur John Igué conclut qu’on le veuille ou non, le Bénin et le Nigéria sont condamnés à rester ensemble et à vivre de cette relation de saprophisme dans laquelle ils évoluent.

---Publicité---

2 commentaires

  1. Vous avez tout dit monsieur le professeur émérite. Le Bénin est nul sur le plan diplomatique. Il ne suffit pas de savoir beau parler pour réussir la diplomatie mais d’utiliser ses atouts techniques et d’être en contact permanent avec les anciens qui l’ont pu réussir sans oublier aussi les jeunes étudiants finissant ou chercheurs dans le domaine. J’en passe

  2. Je note que l’éminent Professeur John IGUE multiplie les déclarations sur la fermeture des frontières entre les deux pays mais souvent avec variations contradictoires. Il avait reconnu lors d’un entretien avec un journaliste de RFI que le Président BUHARI sous pression de la part des hommes des milieux d’affaires dont DANGOTE. Il a affirmé que DANGOTE a commencé à investir dans l’agriculture et la réexportation était une mance à ses investissements. Je ne pense pas que le Bénin devrait continuer à s’appuyer sur le Nigeria ni considérer le secteur informel comme essentiel à son développement. Plusieurs pays africains sans ressources minières qui ne sont pas frontaliers au Nigeria s’en sortent bien. Le Bénin doit devenir une économie d’innovation plutôt qu’un économie de l’informel.

Bouton retour en haut de la page
Fermer

Adblock détecté

Pour continuer à bénéficier gratuitement des services de ce site, vous devez d'abord supprimer votre bloqueur de publicité