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Bénin – Rétro 2019: le top 10 des faits marquants de l’actualité nationale

Au Bénin, l’année 2019 a été très mouvementée avec des sujets qui ont suscité la polémique au sein de l’opinion publique. Dans cet article nous vous proposons le top 10 des faits qui ont marqué l’actualité nationale au Bénin au cours de l’année 2019.

Politique, société, diplomatie, sont les principaux domaines concernés par le top 10 sélectionnés. Les sujets retenus dans ce classement le sont au regard de nos statistiques, ceux qui ont suscité plus d’intérêt au sein de l’opinion, notamment sur les réseaux sociaux.

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Top 10 des faits marquants de l’actualité nationale en 2019

1- Elections législatives d’avril 2019

Les élections législatives du 28 avril 2019 constituent sans doute le fait le plus marquant de l’année au Bénin. Elles ont été marquées par une grave crise politique ayant conduit à des violences pendant et après le vote. Des pertes en vie humaine et des dégâts matériels ont été dénombrés tout au long de cette crise. En effet, seulement deux partis politiques appartenant tous à la mouvance présidence ont pu participer à ces élections. L’opposition s’est dite exclue de la compétition par des manœuvres politiques. Une exclusion qu’elle n’a pas digérée jusqu’à présent car elle continue de mettre en cause la légitimité des députés issus de ces élections controversées.

2- Fermeture des frontières nigérianes 

En pleine crise politique, le Bénin reçoit un autre coup dur. Le 20 août 2019, le Gouvernement nigérian a décidé de mettre des verrous sur ses frontières avec certains des pays voisins dont le Bénin et le Niger. En procédant ainsi, le Nigeria dit vouloir lutter contre la contrebande qui inonde son marché et impacte négativement sa production interne. Au Bénin, cette décision a plombé les échanges commerciaux entre les deux pays. Les producteurs de tomates et d’autres produits fortement convoyés sur le marché nigérian ont vécu des heures sombres à l’annonce de la décision du Gouvernement de Buhari. Les démarches menées par les autorités béninoises et la Cedeao pour l’ouverture des frontières nigérianes sont jusque là restées sans issues favorables.

3- Arrestation du journaliste Ignace Sossou

Depuis le 20 décembre 2019 il est privé de sa liberté, et selon le verdict rendu le mardi 24 décembre par le tribunal de Cotonou, le journaliste Ignace Sossou ne retrouvera sa liberté qu’après 18 mois passés en prison. C’est en effet la peine qui lui a été infligée par le juge en charge de ce dossier qui oppose le journaliste au procureur Mario Metonou. Tout est parti d’un live-tweet fait par Ignace Sossou lors d’un séminaire de formation organisé par CFI à l’endroit des journalistes sur « Vérifox Afrique ». Dans les propos relayés par le journaliste, il y a ceux du procureur Metonou qui selon l’accusation auraient été sortis de leur contexte. L’accusé dit n’avoir rien fait d’autre que relayer les propos du procureur. C’est l’article 550 du code du numérique qui a été finalement évoqué pour justifier la condamnation. La défense a interjeté appel, le dossier sera donc de retour sur la table des juges; mais cette fois-ci à la Cour d’appel.

4- Les larmes du Ministre Gaston Dossouhoui 

Le Ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui n’a pas pu contenir ses larmes lors du discours du président Patrice Talon sur l’état de la nation. En direct sur la télévision nationale,  le ministre a coulé des larmes au moment où le président présente les prouesses du Bénin dans le domaine agricole. Pour justifier ses larmes, le ministre évoque l’émotion suscitée en lui par les « mots élogieux » du Chef de l’Etat face à la place de choix qu’occupe désormais le Bénin dans la production de certains produits dont le coton et les céréales. La vidéo du ministre versant des larmes a été abondamment relayée sur les réseaux sociaux suivi d’un challenge initié par certains internautes.

5- Limogeage et condamnation de l’ex-Préfet Modeste Toboula

Ex-Préfet du département du Littoral, Modeste Toboula était surnommé le « roi du Littoral ». Son nom est à jamais inscrit dans l’histoire de la gestion de la Préfecture du Cotonou. Modeste Toboula a révélé sa rigueur et sa manière jugée « brutale » de conduire les affaires publiques à travers le déguerpissement des espaces publics à Cotonou. Les habitants de cette ville ne l’oublieront certainement jamais. Mais comme l’avaient signifié certains observateurs de l’actualité nationale, Modeste Toboula est sorti de la Préfecture par la petite porte. Impliqué dans une affaire de bradage de domaine public, il est débarqué de la tête de la Préfecture le mercredi 20 février 2019. Quelques mois après, précisément le 27 mai 2019, il écope d’une peine de 12 mois de prison ferme et une amende de 2 millions de francs CFA. Après sa condamnation il bénéficie d’une évacuation sanitaire, et passe plusieurs mois hors du pays. Depuis son retour il n’a plus rejoint la prison pour purger le reste de sa peine. Il est en effet bénéficiaire d’une mise en liberté conditionnelle.

6- Évaluation diagnostique des enseignants reversés en 2008

Le 24 août et le 07 septembre 2019 sont des dates qui resteront gravées dans la mémoire de certains enseignants communautaires devenus Agent Contractuel de l’Etat (ACE) suite à un reversement en 2008. Le Gouvernement de Patrice Talon, soucieux de la qualité de l’enseignement dispensé par cette catégorie d’enseignants reversés dans des conditions peu catholiques a décidé de procéder à une évaluation diagnostique, afin d’identifier les insuffisances à corriger au niveau de ces derniers. Organisés en syndicat, les enseignants concernés se sont opposés à cette évaluation. Malgré les clarifications du Gouvernement sur le but visé, certains d’entre eux ont décidé de boycotter la composition prétextant qu’elle ne répondait à aucune norme des textes de leur corporation. Après le 24 août, première date de composition, une 2è chance a été offerte aux boycotteurs pour rejoindre les rangs. Mais à la grande surprise des autorités, le 07 septembre, certains enseignants sont restés dans leur ligne de boycott. Face à ce qui est considéré comme un affront, les autorités ont apporté à une réplique de taille en procédant au licenciement de tous les enseignants boycotteurs.

7- Expulsion de l’ambassadeur de l’Union européenne près le Bénin

Comme une traînée de poudre, l’information a fait le tour des réseaux sociaux avant d’être confirmée quelques jours plus tard par des voix officielles. Mais contrairement aux expressions utilisées sur les réseaux sociaux, les autorités diplomatiques ont préféré parler de « retrait d’agrément ». De toutes les façons, Olivier Nette, ambassadeur de l’Union européenne est déclaré persona non grata au Bénin pour « ingérence dans les affaires internes du pays ». Il avait été prié de quitter le pays avant le 1er décembre 2019. En réponse à cette décision du Bénin, l’Union européenne a mis fin à sa collaboration avec l’ambassadeur du Bénin près de Bruxelles. La décision a été prise le jeudi 19 décembre 2019.

8- Enlèvement de deux touristes français et leur guide au Parc Pendjari

Deux touristes français en vacances dans le parc national de la Pendjari, dans le nord du Bénin. L’information a été portée à la connaissance du public le 03 mai 2019, 72h après le constat de l’absence des concernés. Après quelques jours de recherches, le corps sans vie du guide des touristes, Fiacre Gbédji a été découvert. La thèse du tourisme a été très tôt avancée, et sera finalement confirmée. Dans la nuit du 9 au 10 mai 2019, les deux touristes français ont été libérés suite à une opération militaire menée des soldats français dans le nord du Burkina Faso. Les autorités béninoises ont pris des mesures pour renforcer la sécurité au sein du Parc Pendjari. Aujourd’hui, le Parc essaie de sortir de cette crise et de retrouver son ambiance habituelle.

9- Révision de la Constitution

Sans surprise, les députés de la 8ème législature ont procédé en procédure d’urgence à la modification de la loi fondamentale du Bénin. Après 29 ans d’existence , la Constitution du Bénin a subi pour la première fois des modifications dans la nuit du jeudi 31 octobre au vendredi 1er novembre 2019. Il faut noter que la révision de la Constitution fait suite au dialogue politique organisé dans le cadre de la résolution de la crise politique occasionnée par les législatives controversées. Selon les députés, il fallait réviser la Constitution pour permettre la mise en oeuvre de certaines recommandations du dialogue politique. Le président Patrice Talon a félicité le Parlement pour la concrétisation de cette réforme constitutionnelle dont l’objectif n’est pas de lui permettre de s’accrocher au pouvoir.

10- Rencontre manquée entre Patrice Talon et Boni Yayi

Après plusieurs mois passés hors du Bénin, l’ex-président Boni Yayi est revenu au Bénin le 20 novembre 2019. Avant son arrivée, une rencontre entre lui et le président Patrice Talon avait été annoncée. Mais finalement, Boni Yayi ne s’est pas rendu à la Présidence de la République. Seule la délégation de la Cedeao qui était venue s’enquérir des dernières nouvelles en rapport avec la crise politique a rencontré le président Patrice Talon. Cela fait trois tentatives de rencontres entre les deux personnalités depuis le début de la crise.

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