Economie

FCFA: Romuald Wadagni explique la fin de l’obligation de centralisation et la suppression du compte d’opérations

Dans une interview accordée à Abidjan.net, le Ministre des Finances du Bénin, Romuald Wadagni, président du Conseil des Ministres de l’UMOA (Union monétaire ouest-africaine) a passé au crible les questions liées à la réforme du franc CFA annoncée le samedi 21 décembre 2019.

Soumis à l’exercice de questions-réponses, le ministre Romuald Wadagni a révélé les trois avancées majeures qui découlent de cette réforme monétaire. Il s’agit du changement du nom de la monnaie de l’UEMOA, qui deviendra « ECO »; la fin de la centralisation des réserves de change de la BCEAO au Trésor français; et le retrait des représentants de la France du Comité de Politique Monétaire, du Conseil d’Administration et de la Commission Bancaire. Parallèlement, il a évoqué le rôle que va désormais jouer la France avant d’expliquer aussi limpide que possible, la fin de l’obligation de centralisation et la suppression du compte d’opérations. Sur ce sujet qui préoccupe tant les économistes que le bas peuple, le ministre des finances béninois Romulad Wadagni a fait savoir que la BCEAO n’aura à l’avenir plus d’obligation particulière concernant le placement de ses réserves de change.

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« Alors qu’elle est actuellement obligée de centraliser auprès du Trésor français 50% du montant de ses réserves, tout en disposant en retour et à tout moment de ces avoirs, la BCEAO n’aura à l’avenir plus d’obligation particulière concernant le placement de ses réserves de change. Elle sera désormais libre de placer ses avoirs dans les actifs de son choix, en fonction des rémunérations proposées par les différents actifs », a expliqué le Ministre des Finances du Bénin, Romuald Wadagni, président du Conseil des Ministres de l’UMOA (Union monétaire ouest-africaine).

Le ministre a par ailleurs expliqué que la garantie apportée par la France fonctionnera sur le même principe qu’actuellement : « si la BCEAO fait face à un manque de disponibilités pour couvrir ses engagements en devises, elle pourra se procurer les euros nécessaires auprès de la France. En plus de 60 années d’’existence, cette situation ne s’est présentée que deux fois dans l’histoire : en décembre 1982 et en juin 1988. Depuis lors, la garantie n’a plus jamais été actionnée », précise le ministre béninois.

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