Burkina: quatre soldats tués dans l’explosion d’un engin artisanal dans le Nord

Quatre militaires burkinabè ont été tués et huit blessés mardi dans deux explosions de bombes artisanales au passage de leurs véhicules dans le nord du Burkina Faso, ont indiqué des sources sécuritaires.

« Un véhicule d’une unité du détachement militaire de Banh (province de Loroum) a sauté au cours d’une mission d’escorte, sur l’axe Banh-Koumbori, sur un engin explosif artisanal », a déclaré une source sécuritaire. « Quatre militaires sont décédés suite à cette embuscade, qui a également fait trois blessés », a précisé la même source. « Un autre véhicule militaire, partant en renfort à la première unité, a (aussi) sauté sur un engin explosif », a indiqué une autre source sécuritaire. « Cette deuxième embuscade a fait cinq blessés dont un grièvement », a précisé la même source.

Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est confronté à des attaques jihadistes qui ont fait environ 750 morts et près de 800.000 déplacés depuis 2015. Les violences jihadistes, souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires, ont fait quelque 4.000 morts en 2019 au Burkina Faso, au Mali et au Niger, selon l’ONU.

Les attaques avec des engins improvisés se sont multipliées depuis 2018 au Burkina, coûtant la vie à près de 150 personnes, selon un décompte de l’AFP. Ces attaques sont souvent couplées à des embuscades. Le 16 février, cinq soldats du même détachement militaire de Banh avaient été tués lors d’une embuscade similaire, lors d’une mission de relève.

L’attaque la plus meurtrière de ce type a marqué les esprits en novembre 2019: 38 personnes avaient été tuées lors de l’attaque contre un convoi de la société minière canadienne Semafo. Une bombe artisanale avait fait exploser un véhicule militaire d’escorte, neutralisant une éventuelle riposte, juste avant que les jihadistes mitraillent les cars du convoi.

Les forces de l’ordre burkinabè n’arrivent pas à enrayer la spirale de violences jihadistes malgré l’aide de forces étrangères, notamment de la France, présente dans le Sahel avec 5.100 hommes dans le cadre de l’opération antijihadiste Barkhane.

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