Bénin – An 4 de Talon: les grands défis dans l’enseignement supérieur

A la suite de ses autres collègues du gouvernement, la ministre de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle, Eléonore Yayi Ladékan, a présenté les grandes réalisations de son département durant les 04 dernières années.

Le lundi 13 avril 2020, c’est Madame Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, qui était reçue sur le plateau de la télévision nationale dans l’émission « Le temps des moissons » pour présenter les grandes réalisations du gouvernement dans ce sous-secteur de l’éducation, durant les 04 ans de gouvernance sous le président Patrice Talon. Voici quelques axes phares abordés par la ministre.

La vision du gouvernement pour l’enseignement supérieur

La vision du chef de l’Etat, c’est une vision qui met déjà l’homme au cœur des préoccupations de la Nation. Son ambition, c’est de voir le système éducatif du Bénin comme un système performant, un système qui est réellement au service du développement socio-économique, un système qui aborde les problèmes de la nation et qui livre les résultats à temps, a fait savoir madame la ministre. La finalité de cette vision, poursuit-elle, est de former des gens de très bonne qualité, et qui soient pratiques sur le terrain. « Et ça, c’est une vision que nous saluons très bien parce que vous savez, le système éducatif, c’est comme la colonne vertébrale qui tient le corps et lorsque le système est bien, on est sûr que le corps sera vraiment bien debout. », a indiqué madame la ministre.

Les réformes engagées: 

Pour ce qui est des réformes mises en oeuvre dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur, Madame la ministre, Eléonore Yayi Ladékan, a énuméré les différentes réformes, fruit du diagnostic qui a été fait. Le diagnostic, au dire de la madame la ministre, a conduit à la restructuration de la carte universitaire. « En dehors de ça, nous avons des produits qui sortent du système et qui, aujourd’hui, sont de plus en plus critiqués par les entreprises« . Elles estiment que ces produits ne sont pas suffisamment qualifiés pour leurs besoins. Ça pose un problème, et c’est ce qui fait appel à des réformes pour arrimer le type de formation aux besoins des utilisateurs de nos apprenants, indique-t-elle.

L’autre acte essentiel posé par le gouvernement de Patrice Talon, c’est l’installation du CNE, le Conseil National de l’Education. Pour Eléonore Yayi, c’est une grande instance qui va réformer nos interventions et qui va remettre les acteurs dans leur rôle et face à leurs responsabilités. « Le Conseil National de l’Education a des missions d’orientation, d’organisation, de suivi-évaluation et de décision. C’est une instance suprême qui s’occupe de la logique d’intervention, de la responsabilité des uns et des autres et surtout du respect des textes qui organisent le système. », affirme-t-elle.

Après l’installation du CNE, il faut qu’on s’assure que les normes de qualité sont respectées. « On ne peut pas créer un Conseil National de l’Education et se permettre de faire les choses comme s’il n’y a pas d’organe de régulation. Pour ce qui nous concerne, par exemple, c’est de faire en sorte que les cadres compétents et performants se retrouvent à leurs postes et qu’ils soient utilisés, qu’il y ait une bonne communication pour qu’on puisse agir vite« , fait-elle savoir. Selon Madame la ministre, grâce au CNE, le niveau de la formation est amélioré. « . Quand je prends, par exemple, l’ABAQES qui est une agence qui va s’occuper de l’aspect qualité et qui va être conférée au CNE, les questions de gouvernance, nomination, élection des recteurs, etc, c’est le CNE qui va désormais s’en occuper. Il n’est plus question de se lever et de se lancer dans des actions qui nous perdent le temps, ou qui appellent tous les conflits du monde« , indique-t-elle.

Quid des infrastructures

Pour madame Eléonore Yayi Ladékan, les réformes appellent sans doute la construction des infrastructures. A ce niveau, le gouvernement a fait aussi beaucoup d’efforts. « Nous avons, depuis 4 ans, beaucoup d’infrastructures qui sont achevées parce qu’ayant été lancées avant la rupture et achevées sous le nouveau départ. Il y a des infrastructures qui sont construites avec la rupture et il y a des infrastructures qui sont en cours de réalisation« , explique-t-elle. Selon elle, l’une des innovations à saluer, c’est l’agence de construction des infrastructures du secteur de l’éducation, l’ACISE. « Avant, il y avait des coordonnateurs de projets, donc plein de coordonnateurs par ordre d’enseignement, et il y avait plus de missions qui se déroulaient sans que le côté réalisation physique ne soit visible. L’agence apporte maintenant une solution à cela. Tout est centralisé, les ressources sont transférées, il n’y a plus d’organisation au cas par cas. C’est l’appel de fond à 100 pour cent qui se fait au niveau de l’ACISE. », précise-t-elle.

De façon plus spécifique, en termes d’infrastructures, on peut dire qu’il y a 8 amphis construits, 8 laboratoires, 7 blocs administratifs, des résidences universitaires réhabilitées, des complexes d’école-type au nombre de 3, qui ont été réalisés. « Il y a des centres de production d’infrastructures numériques qui ont été réalisés à l’UAC. Ces infrastructures viennent accompagner le système de façon à mettre les apprenants dans de bonnes conditions d’études, de bonnes conditions de pratiques. C’est vrai que les besoins sont énormes et on fait quand même de grands pas. », fait-elle savoir.

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