Covid19: la situation de la pandémie au niveau mondial au 10 Avril 2020

La crise sanitaire mondiale liée à la pandémie du nouveau coronavirus  a dépassé la barre des 100.000 morts dans le monde à la date du vendredi 10 Avril 2020. Si en Espagne le nombre de mort journalier diminue, c’est le phénomène contraire qui s’observe en Belgique au moment où l’Italie prolonge son confinement. Voici la situation de l’évolution de la pandémie dans le monde selon l’OMS qui estime qu’un déconfinement précoce pourrait créer une résurgence mortelle.

Plus de 100.000 morts dans le monde

La pandémie de nouveau coronavirus a fait au moins 100.000 morts dans le monde, dont près de 70% en Europe, depuis son apparition en Chine en décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles vendredi à 19h30.

Au total, 100.661 décès ont été recensés, dont 70.245 en Europe, continent le plus touché. L’Italie est le pays au monde ayant enregistré le plus de morts (18.849), devant les Etats-Unis (17.925), l’Espagne (15.843) et la France (13.197). Depuis le début de la pandémie, 1.650.651 cas ont été déclarés dans le monde, dont plus de la moitié en Europe (857.233) et plus de 475.000 aux Etats-Unis, pays où la pandémie progresse le plus rapidement.

Le nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu’une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant désormais plus que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière.

Le cap des 13 000 morts franchi en France

Plus de 13 000 personnes sont mortes en France depuis le début de l’épidémie de coronavirus, parmi lesquelles « un enfant de moins de 10 ans » en Ile-de-France dont les causes de décès semblent toutefois « multiples », a annoncé ce vendredi 10 avril le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon. Au total, 13 197 personnes sont mortes, dont 8 598 à l’hôpital (+554 en 24 heures) et 4 599 dans les Ehpad et établissements médico-sociaux (+ 433).

La légère diminution des admissions en réanimation amorcée jeudi se poursuit, avec 62 patients de moins en 24 heures, « une timide éclaircie » « très importante pour l’ensemble des soignants », a souligné le Pr Salomon. Emmanuel Macron et Edouard Philippe mènent une série de réunions pour préparer l’allocution aux Français du chef de l’Etat prévue lundi sur les nouvelles mesures.

Deux jours après l’annonce de cas suspects, 50 membres de l’équipage du porte-avions Charles-de-Gaulle ont été testés positifs. Trois marins avaient été évacués « à titre préventif ». Le navire fait désormais route vers Toulon, son port d’attache. La Polynésie française restera quant à elle en confinement jusqu’au 29 avril. Une annonce faite par le haut-commissaire du territoire du Pacifique Sud qui précise que l’armée va envoyer des renforts dans l’archipel notamment pour assurer des évacuations sanitaires sur longue distance.

Le nombre de décès bondit en Belgique

Le nombre des décès a bondi en Belgique avec 3 019 morts, 496 nouveaux décès ont été notifiés au cours des dernières 24 heures.
Pâques est généralement une bonne période pour le chocolat belge, mais cette année, les ventes ont baissé de 90%, sauf pour les chocolatiers qui vendent ligne, à l’instar de Pierre Marcolini, une des stars de la profession. Les chocolatiers belges ont offert 13 millions d’œufs, lapins et biscuits aux hôpitaux du pays.

Les Britanniques sommés de de respecter le confinement

Boris Johnson poursuit sa convalescence à l’hôpital au lendemain de sa sortie des soins intensifs. Elle pourrait être longue. Les Britanniques sont sommés de respecter le confinement durant le week-end de Pâques, malgré le beau temps et avant une probable prolongation. Les chiffres officiels annoncent 980 décès supplémentaires dans le pays ce vendredi pour un total de 8 958. En Irlande, le confinement est quant à lui prolongé jusqu’au 5 mai, a annoncé le Premier ministre Léo Varadkar.

Baisse du nombre de morts quotidiens en Espagne

L’Espagne a recensé, ce vendredi 605 morts du covid-19 en 24 heures, le chiffre le plus bas enregistré depuis près de trois semaines. Le confinement est prolongé mais le gouvernement a toutefois déjà laissé entendre qu’il serait assoupli progressivement. Les enfants pourraient notamment être autorisés à sortir avec leurs parents près de chez eux.

Le Portugal ne veut pas baisser la garde

Ne pas « baisser la garde ». C’est ce que réclame le président Marcelo Rebelo de Sousa. Il annonce son intention de prolonger l’état d’urgence jusqu’au 1er mai. « On a l’impression que la situation se stabilise et cela pourrait amener un relâchement des mesures de protection, mais il ne faut surtout pas que cela arrive », affirme Anabela Oliveira, directrice du service des urgences de l’hôpital Santa Maria de Lisbonne, le plus grand du pays.

L’Italie prolonge le confinement

Le gouvernement italien a décidé de prolonger les mesures de confinement qui expirent le 13 avril jusqu’au 3 mai. Le bilan quotidien des décès a légèrement diminué (à 570 contre 610 la veille), et le nombre de nouveaux cas de contamination a également baissé, passant de 4 204 jeudi à 3 951. Les autorités disent désormais ne plus se focaliser sur le nombre de morts, mais vouloir gérer la crise dans sa globalité

Les voyages interdits en Grèce

Un campement de Roms a été placé en quarantaine pour deux semaines dans le centre de la Grèce après plusieurs cas de contamination. Le gouvernement a renforcé les contrôles sur les autoroutes et dans les ports pour empêcher la population de sortir à l’occasion des fêtes de la Pâque orthodoxe le 19 avril. La Grèce, qui compte 11 millions d’habitants, comptabilise 1 955 cas. 79 personnes sont en soins intensifs et 86 sont mortes.

L’Autriche veut mieux évaluer son taux de contamination

L’Autriche compterait deux fois plus d’habitants infectés que ne le laissent penser les tests de dépistage effectués jusqu’à présent, selon une étude rendue publique à Vienne. Cette étude, menée par un des principaux instituts de sondage du pays, est arrivée à cette conclusion après avoir interrogé un échantillon représentatif. L’institut présente son étude comme la première à calculer le taux de contamination au sein d’un pays de l’Union européenne, et donc à mieux cerner la propagation de la pandémie.

Plus de 1000 morts en Turquie

La Turquie a franchi la barre des 1 000 morts liés à la pandémie de coronavirus avec 98 nouveaux décès annoncés vendredi par le ministre de la Santé. L’épidémie a fait au total 1 006 morts parmi 47 029 cas recensés en Turquie, a précisé le ministre Fahrettin Koca lors d’une conférence de presse à Ankara.

Entretien entre Poutine et Trump

Avec 1 786 cas supplémentaires, la Russie connait la plus forte poussée à ce jour. Le pays compte désormais 11 917 décès. La capitale russe, où vivent plus de 12,5 millions d’habitants, et de nombreuses autres régions du pays en sont à leur deuxième semaine de confinement partiel.
Vladimir Poutine a annoncé qu’il reparlerait bientôt à Donald Trump de coopération pour lutter contre la pandémie et ses effets sur l’économie mondiale. Les deux hommes se sont déjà parlés jeudi.

Le bilan du coronavirus dépasse les 17.000 morts aux Etats-Unis

Le bilan de l’épidémie de coronavirus a dépassé ce vendredi la barre des 17.000 morts aux Etats-Unis, qui deviennent le deuxième pays le plus endeuillé par le virus après l’Italie et devant l’Espagne, selon les calculs effectués par Reuters.

Les autorités américaines avaient prévenu ces derniers jours qu’il fallait s’attendre à un nombre important de décès liés à ce virus, apparu en décembre en Chine avant de se propager dans le reste du monde, malgré les signes de ralentissement observés dans l’Etat de New York, épicentre de l’épidémie. Le nombre de personnes contaminées dépasse quant à lui désormais les 472.000 cas aux États-Unis où les autorités ont exhorté la population à continuer de respecter les règles de confinement à l’approche du week-end de Pâques.
L’agriculture américaine en péril

Les États-Unis (16 736 morts pour 467 184 cas) restent le pays le plus touché après l’Italie. Mais là-bas comme ailleurs, le confinement fonctionne et la courbe des hospitalisations est en forte baisse à New York. Le nombre de décès reste néanmoins important (7 844 depuis le début de la crise). Le gouverneur Andrew Cuomo se dit « prudemment optimiste ». Comme partout, la course aux tests est lancée. Le débat se poursuit sur la nécessité de tester tout le monde. Donald Trump n’y est pas favorable contrairement au monde scientifique.

Les dérèglements causés par la pandémie touchent de plein fouet le monde agricole. Des éleveurs sont forcés de jeter la traite du jour, au moment même où certains magasins demandent à leurs clients de ne pas acheter plus d’une brique de lait. Dans l’entourage de Donald Trump, on envisage une reprise de la vie économique en mai.

Le Yémen annonce son premier cas

Le Yémen, ravagé par des années de guerre, annonce son premier cas de contamination. Les organisations humanitaires redoutent une catastrophe sanitaire en cas de propagation du virus.

La prudence reste de mise en Chine

En dépit d’un assouplissement des mesures de confinement, les Chinois restent prudents dans leurs déplacements. Le maintien des mesures de restrictions dans certaines régions pour éviter une deuxième vague de contagion compliquent par ailleurs les déplacements à l’intérieur du pays. Le gouvernement chinois craint une deuxième vague de confinement et a donc placé sous confinement une ville frontalière avec la Russie où plusieurs cas de covid-19 se sont déclarés.

Le virus fait son retour à Singapour

Erigé comme modèle de lutte contre l’épidémie, Singapour a recensé ce vendredi près de 200 nouveaux cas. La cité était pourtant parvenue à en contenir la propagation grâce à une stratégie de contrôle très stricte et de traçage des contacts en lieu avec les personnes infectées.
De nombreux pays asiatiques qui présentaient des bilans assez faibles lors des premières étapes de la pandémie se retrouvent à présent face à une deuxième vague, lorsque leurs concitoyens, exilés les premiers temps, reviennent de l’étranger et réinfectent à nouveau localement la population.

Promouvoir un nouveau modèle

Des ministres européens de l’Environnement appellent à ce que les plans de relance post-épidémie prennent en compte les questions d’environnement et de climat. Il faut selon eux « accroître les investissements, particulièrement dans les domaines de la mobilité soutenable, de l’énergie renouvelable, la rénovation des bâtiments, la recherche et l’innovation, le rétablissement de la biodiversité et l’économie circulaire ».

En France, la Convention citoyenne pour le climat (CCC) plaide pour « un modèle économique et sociétal différent, plus humain et plus résilient ». Des économistes, dont Thomas Piketty, appellent à « un contrat social et fiscal plus juste ».

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