Bénin – Covid-19 et Communales 2020: l’appel de Luc Gnacadja à Talon

Organiser les élections communales du 17 mai 2020 dans le contexte actuel, où la courbe de contamination au coronavirus est ascendante est d’un risque certain et rend néants les efforts fournis par le gouvernement, depuis le début de cette crise. C’est l’appel lancé par Luc Gnacadja au chef de l’Etat, Patrice Talon.

Le Bénin est en campagne électorale dans le cadre de l’organisation des élections communales du 17 mai 2020. A la suite d’une concertation, les institutions impliquées dans cette organisation ont fait l’option de la campagne exclusivement médiatique. Mais force est de constater, par endroits, qu’en dépit des recommandations, plusieurs candidats sont sur le terrain dans une campagne de proximité. Une attitude de légèreté en ce temps où le monde entier est confronté à la propagation de la covid-19 et qui fait sortir de son silence l’ancien ministre, Luc Gnacadja. En effet, dans une publication sur sa Page Facebook, il attire l’attention du gouvernement, du risque d’anéantissement des efforts déployés jusque-là dans la riposte contre le coronavirus. «  »Le Gouvernement du Bénin, mon pays, a été salué pour la clairvoyance de sa stratégie de riposte face à la pandémie du Coronavirus. Mais la crise n’étant pas derrière nous, ne vendangeons pas nos acquis. » lit-on dans sa publication.

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Pour l’ancien ministre béninois de l’environnement et de l’urbanisme, les dernières statistiques liées à la pandémie du nouveau coronavirus au Bénin, commencent par inquiéter. Mais, curieusement, déplore-t-il, des publications d’images et vidéos sur les réseaux sociaux montrent des cas de regroupement sans la moindre considération liée aux gestes barrières. Un comportement sur lequel il tient à attirer l’attention du chef de l’Etat, Patrice Talon, qui coordonne en personne cette riposte. « Je me suis demandé si cette vidéo était authentique et actuelle. On peut noter que, dans la foule, à peine trois personnes sont munies d’un masque et qu’il n’y a aucun respect des dispositions de distanciation physique.« , fait remarquer l’ancien ministre du général Mathieu Kérékou. Tirant la sonnette d’alarme, il lance, à l’attention du chef de l’Etat, que tous les pays qui ont organisé des élections, alors que la courbe des contrôlés positifs était encore ascendante, ont connu une accélération des contaminations au lendemain des élections. Il en veut pour preuve, le cas de la France, de la Guinée et du Mali.

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