Bénin: le « général » Faléti au cœur d’une insurrection à la prison de Missérété ?

Les détenus de la prison civile de Missérété seraient mécontents. Selon une publication du média en ligne « Le Parakois« , ils ont haussé la voix ce mercredi 06 mai 2020 pour exprimer leur mécontentement. Selon cette source, l’isolement du général autoproclamé « Faléti » des autres prisonniers serait la cause de ce mouvement d’humeur.

Le général autoproclamé Faléti serait-il à l’origine d’un mouvement de protestation des détenus de la prison civile de Missérété? C’est ce que semble insinuer le média en ligne « le parakois » dans une publication faite ce mercredi 06 mai 2020. Selon cette source, certains prisonniers, initiateurs de ce mouvement de protestation ont même tenté de casser la cellule du général autoproclamé Faléti.

Les indiscrétions font état de ce que, depuis son incarcération, l’homme, qui a été au cœur de violentes manifestations à Savè et qui a défié les autorités en charge de la sécurité interne, serait gardé isolé des autres prisonniers. Toute chose qui ne serait pas à leur goût et qui serait à l’origine des mouvements d’humeur de ce jour. Mais d’autres sources contactées évoquent la saisine de portables que détiendraient certains détenus comme la cause de ce mouvement d’humeur. En effet, selon cette dernière source, il y a des cybercriminels parmi les détenus. Informé; le Commissaire Principal Yèkpè, directeur général de l’Administration pénitentiaire a initié une fouille des cellules qui a permis de mettre la main sur une trentaine de téléphones cellulaires. C’est la mise en garde à vue du chef du réseau qui a suscité les mouvements d’humeur qui a occasionné des dégâts matériels.

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Pour rappel, le sieur Prudence Ayosélé Faléti, Né le 27 décembre 1990 à Parakou, a été arrêté le 23 janvier 2020 et présenté à la presse nationale. En attendant d’être jugé par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), compétente pour connaître de ce dossier. Il est poursuivi pour des chefs d’accusation d’association de malfaiteurs, de rébellion, d’atteinte à la sûreté de l’État, de complicité et de trafic d’armes en association avec une organisation terroriste, le « général Faléti ».

Selon le ministre de la communication et de la poste, qui a tenu, le vendredi 24 janvier 2020, une sortie médiatique, le sieur Faléti serait le meneur d’un groupe de « délinquants qui sont rentrés dans la ville avec armes et munitions, même si c’est de fabrication artisanale. Ils ont empêché la liberté d’aller et de venir des citoyens béninois. Des fauteurs de troubles à l’ordre public et qui, de surcroît, au moment de leur interpellation, décident d’ouvrir le feu sur les forces de sécurité et de défense ». 

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