Bénin – Performance économique: Komi Koutché donne sa lecture de la situation

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Après sa récente sortie politique où il s’est adressé à ses concitoyens, suite à sa condamnation à 20 ans de prison par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), l’ancien ministre béninois de l’Economie et des finance, Komi Koutché, fait une nouvelle sortie pour présenter, à ses concitoyens, le regard extérieur qu’il porte sur la santé financière du Bénin. 

L’ancien ministre de l’Economie, des finances et des programmes de dénationalisation, joint l’acte à la parole en faisant, seulement quelques jours après sa récente sortie, une nouvelle déclaration. Qu’il vous souvienne que, lors de sa déclaration du 22 avril 2020 depuis les Etats-Unis où il vit en exil, l’ancien directeur du fonds national de la micro-finance avait laissé entendre que, si la condamnation de la CRIET avait pour objectif de le faire taire, c’est maintenant qu’il veut libérer la parole. Il revient donc à la charge à travers une nouvelle déclaration dans laquelle il présente sa lecture de la gouvernance actuelle et les options du gouvernement qui affaiblissent économiquement le pays, tout en l’isolant du reste du monde.

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L’ancien ministre Komi Koutché a entamé sa déclaration en déplorant la descente aux enfers du Bénin, dont la démocratie est devenue gênante pour les dirigeants actuels. A l’en croire, le Bénin, en tant qu’émanation, n’existe que de nom; mais le Bénin, en tant qu’Etat, n’existe plus. Il déplore cet état de chose, car, selon lui, c’est grâce à cette démocratie que l’actuel régime a pu prendre le pouvoir, et tous ceux qui travaillent avec le chef de l’Etat sont les fruits de la démocratie obtenue de rudes luttes. Sur le plan économique, l’ancien argentier national affirme que le Bénin court le risque d’un catastrophe économique. Pour Komi Koutché, la croissance vantée par le gouvernement actuel est loin d’être une réalité et la course à l’endettement est bien, à son avis, une réponse à la fragilité économique du Pays. « …Si la croissance est bonne, c’est que, conséquemment, les recettes intérieures doivent être bonnes aussi, parce que la taxe intérieure, c’est la TVA, qui est la principale source de revenue. » a-t-il indiqué.

 

 

 

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