Burkina Faso – Décès de détenus en prison: un collectif exige une enquête spéciale

Au Burkina Faso, le collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) exige une enquête spéciale, après le décès en détention de 12 personnes suspectées de terrorisme.

Faire la lumière sur la mort des 12 personnes dans une cellule de prison à Tanwalbougou représente le défi du collectif. Dans sa déclaration, il accuse la gendarmerie d’exécution extrajudiciaire, alors qu’aucune enquête préalable n’a confirmé les liens entre les personnes interpellées et les terroristes. A l’en croire, les allégations des autorités burkinabé ne correspondent en rien à plusieurs témoignages recueillis et recoupés sur le terrain.

Mercredi, le procureur de Fada N’Gourma (Est), Judicael Kadéba, avait annoncé la mort de ces douze personnes, dans leurs cellules pendant la nuit, parmi 25, ayant été arrêtées pour « suspicion de faits de terrorisme« , et l’ouverture d’une enquête confiée à la brigade de recherche de la gendarmerie de Fada N’Gourma.

« Comment les gendarmes peuvent-ils enquêter sur une affaire dans laquelle ils sont directement impliqués ?« , s’interroge le CISC, exigeant une commission d’enquête spéciale pour une meilleure recherche de la vérité et que la justice internationale soit saisie. Les forces de l’ordre du Burkina Faso ont été plusieurs fois, depuis quelques mois, accusées de bavures ou d’exactions, notamment contre des populations peules.

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