Coronavirus & Floyd : les USA, l’enfer des noirs ou le vrai visage d’un « pays de merde »

Les Etats Unis ont bien caché leur jeu de parfait meneur du monde et de leader dans le respect des « droits de l’homme », de démocratie et de justice pour tous. Cependant, le temps semble avoir fait son œuvre et le masque de la grande Amérique est tombé.

Il y a eu bien d’événements qui ont plus ou moins tenté d’ouvrir les yeux au monde entier mais hélas, le monde n’a pas voulu voir. De la crise économique de 1929 à la bataille de Pearl Arbor, les Etats Unis ont réussi tant bien que mal, avec son lot de sacrifice, à garder le masque de la puissance mondiale inébranlable. Oui l’Amérique est grande, puissante et résiliente ; mais derrière ce masque, se cache un monstre, un château de sable et une société bien pire que celle de l’Afrique des temps anciens.

Ni les forces japonaises, ni Martin Lutter King, Malcolm X, Obama ou tout autre événement n’ont réussi à faire plier ce mastodonte qui ne recule devant rien pour exprimer sa toute puissance. Cependant il aura fallu le Coronavirus et la mort d’un homme de rien du tout, pour que le masque commence à tomber.

Le Coronavirus

Avec le Coronavirus, les différences sociales aux Etats Unis se sont faites de plus en plus claires. La crise sanitaire a dévoilé à quel point le pays le plus puissant de la planète était en réalité vulnérable. L’Amérique qui pouvait tout faire, n’a rien pu faire pour éviter le carnage fait par la Covid-19 ; mieux, alors que tous les autres pays se battent pour lutter, le président Donald Trump appelle à se résigner et à laisser le virus faire son œuvre.

De plus, face à l’ampleur de la pandémie, et le caractère rude de la guerre que tous les pays mènent à travers l’OMS, les Etats Unis ont préférés se défiler la queue entre les jambes avec la sortie du pays (alors premier contributeur financier) de l’organisation prétextant une supposée connivence avec le rival chinois.

D’un autre côté, pendant que plusieurs pays, même africains, ont trouvé les moyens de confiner leur populations (pourtant en majorité dans le secteur informel) et d’éviter des crises de la faim, les Etats Unis y ont montré leurs limites. Des millions de nouveaux chômeurs, de millions qui n’ont plus rien à manger et un système social inexistant. Le pays n’a rien vu venir. A part les morts, aucune action d’urgence pour mener la lutte et toujours aucune orientation claire de la conduite à tenir. Devant son impuissance et mauvaise gestion, Trump a lui préféré trouver un bouc émissaire ou un bon sujet pour attirer les attentions vers autre chose.

George Floyd

Pendant ce temps, les flics s’adonnaient eux, à leur passe-temps favori : tuer des noirs. Lundi, un noir américain de plus est tombé sous les traitements racistes de certaines forces de la police américaine. Les noirs américains dénoncent presque tous les jours ces faits mais il est rare que justice soit rendue dans ce pays pourtant considéré comme très juste et donne tout le temps des leçons de droits de l’homme, de liberté et de tolérance aux autres.

George Floyd, l’Afro-américain décédé lundi après qu’un officier de police de Minneapolis s’est agenouillé sur le cou pendant près de neuf minutes, est devenu un nouveau symbole de la brutalité policière contre les Noirs. Et cette fois, la situation est devenue tout autre. La mort de Floyd a déclenché des protestations depuis mardi. Les manifestations, dont certaines violentes, se déroulent désormais à travers le pays, dont une à Washington vendredi.

Alors que Trump se moquait de Macron (pendant la crise des Gilets jaunes avec là aussi une brutalité policière inouïe), donnait des leçons de droits de l’homme aux pays africains réprimant des manifestations ou encore traitait la Chine de bourreau (lors des événements de Hong Kong) et menaçait l’Iran, il ne faisait pourtant rien dans son pays pour, tout au moins sauver les apparences d’une Amérique de liberté et de justice.

Au contraire, le président menace de mater les manifestants. « Nous ne pouvons et ne devons pas permettre à un petit groupe de criminels et de vandales de détruire nos villes et de dévaster nos communautés », a déclaré Trump en Floride après avoir assisté au lancement réussi d’une fusée SpaceX samedi. Un leadership mitigé qui dénote de la mauvaise qualité de l’administration américaine actuelle et aussi du vrai visage de l’Amérique. Il est clair, avec tout ce qui se passe actuellement dans ce pays, qu’entre les pays africains et les Etats Unis, le « pays de merde » ne se trouve pas sur le continent noir.

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