Harcèlement sexuel: Agapit Maforikan réagit aux renversantes révélations de Pricile Kpogbeme

Suite aux dénonciations de harcèlement sexuel faites par la journaliste Pricile Kpogbeme, l’un de ses anciens patrons est monté au créneau pour situer l’opinion. Agapit Napoléon Maforikan, Directeur général de E-TELE, s’est prononcé sur les déclarations de son ex-collaboratrice à travers une déclaration faite sur sa page Facebook, ce dimanche 03 mai 2020.

Quelques heures après les révélations de Pricile Kpogbémé sur des actes de harcèlement sexuel, dont elle a été victime, son ex-patron, Agapit Napoléon Maforikan, a apporté des clarifications. Il s’est vu obliger de réagir à cause de sa récente collaboration avec la journaliste. « Interpellé de toutes parts par des déclarations tendancieuses de Dame Pricile KPOGBEME au sujet de prétendus « harcèlements » qu’elle aurait subis dans les organes de presse où elle a eu à travailler, raison pour laquelle elle se retrouve présentement à la maison, je me sens dans l’obligation de réagir, ayant eu l’intéressée comme collaboratrice à E-TELE, d’avril 2018 à février 2019 », a-t-il introduit.

Dans sa réaction, Agapit Napoléon Maforikan décrypte la vidéo de révélations de Pricile Kpogbeme sur trois points. Il a abordé le harcèlement, les réunions aux heures tardives, et le type de contrat.

1- Du harcèlement.

En mettant tout le monde dans le même panier, Dame KPOGBEME a fait preuve d’un manque de rigueur, jetant le discrédit sur tous ceux qui ont pu être un jour, ses responsables. N’étant plus sous l’autorité de qui que ce soit aujourd’hui, elle aurait dû avoir l’honnêteté de donner des noms ou des indications claires qui auraient ainsi le mérite de situer chacun. En ce qui concerne la collaboration que j’ai pu avoir avec l’intéressée, Dame KPOGBEME sait bien qu’elle et moi n’avons eu que des rapports strictement professionnels, durant les 10 mois que nous avons passés ensemble à E-TELE. A moins qu’il y ait des séquences qui m’ont échappé ; auquel cas, elle pourrait nous éclairer de manière précise.

2- Des réunions aux heures tardives

A ma prise de fonction à E-TELE, Dame KPOGBEME était « Cheffe d’Antenne de Cotonou ». Elle était pratiquement au four et au moulin, alors qu’il y avait d’autres journalistes, jouissant pratiquement de mêmes expériences professionnelles qu’elle. Après avoir expliqué le projet dont je suis porteur, j’ai décidé d’essayer d’autres ressources humaines aux débats, notamment. Nous avions ainsi monté ces débats ensemble et à la fin des directs vers 23H ou 23H30, on se retrouvait ensemble pour débriefer. Cela s’est passé trois à quatre fois avec tout le personnel impliqué dans la gestion d’antenne, histoire de les familiariser avec ma vision des choses. Après cela, nous avons eu des réunions tardives, chaque fois que l’actualité nous obligeait. Je dois préciser à ce niveau que, bien que rares, ces séances sont normales, car dans une rédaction le seul indicateur du temps, c’est le cours des événements. Une rédaction n’est pas une administration et au regard des impératifs imposés par la qualité de la denrée à gérer, le temps s’arrête autant pour les hommes que pour les femmes, sans discrimination. Mais je précise que ces rencontre étaient rares et aucune d’elle ne s’est achevée à 2 heures du matin.

3- Du type des contrats

La profession des médias est une profession dynamique. A mon arrivée à E-TELE, j’ai constaté que la pratique en cours en terme de contrat de travail était les CDD et Contrats de pigistes. Après échange avec la promotrice et le Consultant RH, j’ai décidé de poursuivre avec cette pratique. C’est ainsi qu’à la fin du 2ème CDD de Mme KPOGBEME en décembre 2018, nous avons observé une pause, avant de redéfinir un nouveau cadre de collaboration. C’est une procédure commune à tout le personnel concerné, alors conduite par le Consultant RH au service de la Promotrice. Pour ce qui la concerne, Dame KPOGBEME était assurée qu’elle reviendrait, car nous venions d’exécuter ensemble une mission d’étude à Parakou sous l’éclairage d’un Doyen Consultant et avions ensemble esquissé des pistes de gestion et d’animation plus dynamiques de la télé, au regard des nouveaux objectifs à atteindre. Le nouveau Contrat a été élaboré en tenant compte de certaines de ses attentes, dans une ambiance à mon sens bien cordiale mais strictement professionnelle. Seulement, des contraintes budgétaires m’ont obligé à revoir à la baisse certains de mes engagements précédemment pris. Je m’en suis ouvert au personnel. Certains ont accepté de continuer. Mme KPOGBEME m’a confié qu’elle préférait faire une autre expérience. Je l’ai rassurée qu’elle serait toujours la bienvenue. Et elle est partie. Malgré cela, nous avons gardé le contact et elle me faisait de temps à autre le plaisir de « cc ». Ce à quoi je répondais avec la civilité convenue. Ce fut ainsi le cas le 1er mai dernier. Rien de plus.
Telles sont les précisions que je tenais à apporter. En tout état de cause, j’ai toujours veillé, depuis des décennies, à entretenir avec mon personnel féminin la même qualité de relations professionnelles qu’avec le personnel masculin. Je ne souhaiterais pas que quelque doute puisse subsister après les déclarations de Madame KPOGBEME.

Pour finir, Agapit Napoléon Maforikan a souhaité que le Procureur de la République territorialement compétent se saisisse des déballages sur les présumées harcèlements et viols dans les entreprises de presse. Son vœux, c’est que la lumière soit faite « sur le niveau de responsabilité des tenants et aboutissants d’une telle légèreté et manquements dans la gestion des rapports de travail ».

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