L’Afrique brûlera si la Libye ne retrouve pas sa stabilité du temps de Kadhafi

La guerre civile libyenne représente un défi majeur pour l’Afrique, mais ce défi est sur le point de devenir beaucoup plus grave.

La Russie renforce sa présence militaire autour de zones stratégiques en Libye. La Turquie envoie plus de troupes et de matériel militaire. Le groupe État islamique (EI) se réforme tranquillement, élargit ses capacités et joue un rôle dévastateur dans la traite des êtres humains en Libye. Les États-Unis ont commencé à se distancer du conflit.

Les responsables américains ont déclaré cette semaine que les élections présidentielles américaines approchaient et que l’administration n’avait ni le temps ni l’énergie pour s’impliquer dans le conflit. Pendant ce temps, le processus politique est au point mort, les rivaux locaux attendant une «décision révolutionnaire» de leurs alliés régionaux et internationaux dans l’espoir d’une victoire totale.

Le tableau compliqué de la Libye déchirée par la guerre laisse entrevoir à ce jour, une aggravation de la situation. Ajouté à ce qu’il adviendrait des pays voisins et surtout du Sahel qui est déjà en proie à une insurrection terroriste croissante, l’Afrique pourrait devenir un nid fécond pour le terrorisme, les trafics en tout genre, et une insécurité sans pareil.

Aucune des puissances étrangères intervenant dans le pays ne semble vouloir que le pays retrouve sa stabilité ; le tableau laisse entrevoir un ensemble de pays venus s’approvisionner comme il peut, dans les puits remplis de pétrole libyens.

L’UA doit prendre ses responsabilités

Si le Président Tchadien, Idriss Deby a souligné le fait que la « communauté internationale » fait tout pour écarter l’Union africaine du règlement de la crise, il est cependant important que cette institution prenne ses responsabilités et trouve vite un moyen de reprendre les pourparlers en Libye. Ceci mettra fin à l’afflux dans la région de milliers de terroristes qui profite de la situation de non contrôle pour s’infiltrer dans les pays voisins comme le Niger, le Mali, le Burkina Faso, le Tchad et progressivement les autres pays d’Afrique.

Tant que la situation en Libye perdurera, la France aura beau envoyé toute son armée entière au Mali, le terrorisme ne prendra pas fin. Et elle le sait. La situation lui permet simplement d’avoir une assise dans la région sahélienne de l’Afrique pour y sécuriser ses approvisionnements en matières énergétiques et minérales car, cette région regorge de beaucoup de richesse dont de l’uranium et du pétrole. La guerre libyenne n’a désormais plus rien à voir avec les libyens, il ne s’agit que d’intérêts de puissances étrangères qui ont intérêt à ce que la paix ne revienne pas de sitôt.

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