Caricatures de Mahomet : manifestation anti-« Charlie Hebdo » au Pakistan

La réédition des caricatures de Mahomet par « Charlie Hebdo » a provoqué une manifestation dans la ville de Muzaffarabad au Pakistan. Une centaine d’individus ont brûlé un drapeau français et appelé, jeudi, le gouvernement pakistanais à rompre ses relations diplomatiques avec l’Hexagone.

Si le président français Emmanuel Macron défend « la liberté de blasphémer » en France, la représentation des prophètes est strictement interdite par l’islam sunnite. Une centaine de manifestants ont protesté ce jeudi 3 septembre contre la dernière une de Charlie Hebdo, brûlant le drapeau français.

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Les protestataires se sont rassemblés dans la ville de Muzaffarabad, capitale du Cachemire sous contrôle pakistanais. Ils ont hurlé des slogans tels que Cessez d’aboyer, chiens français, ou encore Stop Charlie Hebdo. La manifestation s’est achevée sans violence, après qu’un drapeau tricolore a été piétiné, puis incendié.

Plusieurs autres manifestations sont prévues après la prière du vendredi, dont une à Lahore, dans l’est du pays, du parti extrémiste Tehrik-e-Labbaik Pakistan, dont la lutte contre le blasphème est la principale arme politique. L’ambassade de France au Pakistan a appelé ses ressortissants à « rester à l’écart de tout rassemblement » et « éviter tout déplacement » vendredi.

Le blasphème est une question très sensible au Pakistan, deuxième pays musulman le plus peuplé avec près de 220 millions d’habitants, où même des allégations non prouvées d’offense à l’islam peuvent entraîner assassinats et lynchages. La représentation des prophètes est strictement interdite par l’islam sunnite. Ridiculiser ou insulter le prophète Mahomet est passible de la peine de mort dans certains pays musulmans, dont le Pakistan.

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