Bénin: Boni Yayi est resté à l’écart de la marche des femmes, selon Léon Basile Ahossi

Après la marche des femmes du 31 octobre 2020, une rumeur faisant état de ce que Boni Yayi aurait investi 50 millions de FCFA dans ladite, a été abondamment relayée sur la toile. Reçu sur l’émission « Gros Plan » du dimanche 08 novembre 2020, Léon Basile Ahossi apporte un démenti formel à la rumeur.

L’ancien président de la République, Thomas Boni Yayi ne s’est pas mêlé de la marche des « femmes leaders pour la paix ». C’est ce qu’il convient de retenir des explications de Léon Basile Ahossi, 2è vice-président du parti « Les Démocrates ». « Boni Yayi est resté à l’écart de ça. Peut être que les gens sont allés lui parler. Il n’a pas mis un 1 franc dedans », a-t-il déclaré.

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A propos des supposés 50 millions de FCFA, que l’ancien président aurait donnés aux organisateurs de la marche, Léon Basile Ahossi s’est inscrit en faux. « Vous croyez que si Boni Yayi était impliqué, il va accepter qu’on mette sur les réseaux qu’il manque (plus) de 300 mille FCFA? Si Boni Yayi devrait mettre la main dedans, on aurait pas eu une dette de (plus) de 300 mille FCFA », a-t-il dit.

Quid de la dette de plus de 300 mille FCFA ?

Au lendemain de la marche des femmes, Bertin Koovi, membre du comité d’organisation, en faisant le point, a fait savoir que le comité reste devoir une somme de 305 800 FCFA. Léon Basile Ahossi a promis que cette dette sera réglée, grâce à l’accompagnement de tous ceux qui se reconnaissent à travers cette initiative des femmes. « On va résorber les dettes. On a commencé à les résorber », rassure-t-il.

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Pour rappel, la marche a été initiée par le mouvement des femmes pour la paix. A l’occasion de cette descente dans les rues, elles ont condamné et exprimé leur indignation face à la disparition des citoyens abattus par balles lors des violences électorales. Les manifestantes ont exigé le retour des exilés.

A travers la marche, elles ont aussi dénoncé le délogement des femmes dans certains marchés sans mesures compensatrices, le licenciement anarchique des ACE et l’empoisonnement du système éducatif. Dans la motion revendicative, il a été aussi question de réclamer le retour de la liberté d’expression et d’une presse libre.

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