Donald Trump dissuadé sur une frappe contre un site nucléaire iranien

Selon le « New York Times », Donald Trump a sondé de hauts responsables américains sur la possibilité d’«agir» contre un site nucléaire iranien. Ses conseillers l’en ont dissuadé.

À deux mois de la fin de son mandat, le président américain aurait sondé de hauts responsables américains sur la possibilité d' »agir » contre un site nucléaire iranien, affirme le New York Times, lundi 16 novembre. Lors d’une réunion à la Maison-Blanche tenue jeudi 12 novembre, Donald Trump a demandé à ses conseillers quelles mesures pouvaient être prises dans les semaines à venir contre le principal site nucléaire iranien. La réunion a eu lieu un jour après l’annonce par les inspecteurs internationaux d’une augmentation significative du stock d’uranium en Iran, soutient le New York Times.

Les conseillers, dont le vice-Président Mike Pence, le secrétaire d’État Mike Pompeo, le secrétaire à la Défense par intérim Christopher C. Miller et le chef d’Etat-major des armées Mark Milley, ont dissuadé Trump de lancer une attaque. Ils l’ont averti qu’une frappe pourrait facilement dégénérer en un conflit plus large au cours des dernières semaines de sa présidence.

Enragé contre l’Iran jusqu’au bout du mandat

Selon le journal, c’est le site de Natanz qui aurait le plus probablement pu être visé. L’Agence internationale de l’énergie atomique a rapporté mercredi que le stock d’uranium sur ce site était 12 fois supérieur à la quantité autorisée par l’accord nucléaire que M. Trump avait abandonné en 2018. L’Iran est la bête noire de Donald Trump, qui a claqué la porte en 2018 de l’accord international signé trois ans plus tôt avec l’Iran pour l’empêcher de se doter de l’arme nucléaire, en le jugeant insuffisant. Il a aussi rétabli puis durci les sanctions contre Téhéran.

Les Européens tentent de sauver cet accord, au moins jusqu’à l’entrée en fonction de Joe Biden, gagnant de la présidentielle américaine du 3 novembre, dont Donald Trump n’a toujours pas reconnu la victoire et qui devrait renouer avec la diplomatie. Or l’administration Trump a promis de renforcer encore les mesures punitives – une stratégie vue par certains observateurs comme la volonté de bâtir un tel «mur de sanctions» qu’il serait difficile à Joe Biden de revenir en arrière.

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