« En 2021, les béninois ne veulent plus choisir leur président par défaut », Alain Adihou

Si en 2016, comme les années précédentes, le peuple béninois s’est laissé conduire par ses émotions dans le choix de son premier serviteur, il n’entend pas, selon Alain Adihou élire en 2021, un président par défaut.

Les déceptions successives du peuple béninois après le choix de son premier magistrat l’a-t-il emmené à la maturité? En tout cas pour le conseiller spécial aux affaires politiques du parti force cauri pour le développement du Bénin, c’est en toute conscience que le choix sera fait en 2021.

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Dans une tribune rendue publique ce jeudi, l’ancien ministre Alain Adihou estime qu’après s’être mordu le doigt après l’élection en 2016, du président Patrice Talon, le peuple béninois nourrit désormais le vœu tant caressé d’avoir un chef qui se préoccupe de leurs souffrances et se penche enfin sur leur cause.

« Les résultats des investigations sont très clairs. En 2021, les béninois ne veulent plus choisir leur président par défaut. Plus de sauveur venu de nulle part. Plus d’homme d’affaires qui ne jure que par l’argent et l’intérêt matériel. Mais quelqu’un qui connaît le pays, qui connaît les difficultés de la vie et les souffrances du peuple et les a vécues avec lui. » a publié Alain Adihou dans sa tribune

Pour lui, le prochain président doit avoir le sens de l’homme, du peuple et de la Nation à servir. Il doit également avoir, le sens du bien commun et de l’État.

Dressant presque un portrait, l’ancien ministre de Mathieu Kérékou estime que l’homme fort de demain doit être un homme de paix et de vision; un homme qui a la crainte de Dieu. En somme, précise-t-il, un homme politique, de cœur et d’expériences.

La présidentielle de 2021 doit être un jeu ouvert…

Après avoir dressé dans sa tribune le portrait robot de cet homme qui pourrait enfin impacter positivement les béninois, l’acteur politique, membre fondateur du parti FCDB se souvient enfin de ce qui pourrait être un blocage sur le chemin de ce candidat.

Pour lui, le jeu doit être forcément ouvert à moins que, précise-t-il, l’occupant actuel du fauteuil décide d’aller contre la volonté du plus grand nombre de ses dirigés, en faisant du forcing.

« Forcing. Ce mot colle bien au personnage. Forcing pour les législatives, forcing pour les communales et comme il n’y a pas deux sans trois on pourrait dire forcing pour la présidentielle. » indique-t-il.

Alain Adihou

Il constate d’ailleurs déjà que les caciques du pouvoir affichent déjà certitude et même extase car la machine serait déjà huilée et il n’y a plus rien à redouter.

« En effet, quoiqu’apeuré et affamé, le peuple, au service duquel il s’est rendu impopulaire (…) en ouvrant, partout dans le pays, différents chantiers non prioritaires parce que non vitaux pour la population, et en y construisant à crédit bétons sur bétons, pourra lui reconnaître ce travail et confié sans troubles ni heurts ses destinées à quelqu’un d’autre qui saura tresser le bout de la nouvelle corde à l’épissure de l’ancienne. » ironise-t-il dans sa tribune.

Alain Adihou

Pour ce membre fondateur du parti FCDB, cette fois-ci, le peuple béninois veillera à remettre la gestion de son avenir à celui qui sera capable de mettre désormais l’accent sur l’humain. Car, conclut-il, jamais dans aucune culture, l’avoir n’a déterminé et assujetti l’être.

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