Neymar « n’a rien dans la tête, il est irresponsable »

Avec son méga-réveillon qui a fait un tollé au Brésil, pays durement touché par l’épidémie de Covid-19, et une énième polémique, Neymar écorche encore son image.

Il y a quelques jours, les médias O Globo et UOL ont révélé que Neymar avait l’intention de célébrer le passage à la nouvelle année avec une fête gigantesque, qui réunirait pas moins de 500 invités. Une révélation qui a fait un tollé au Brésil, pays durement touché par l’épidémie de Covid-19. Et qui ternit encore un peu l’image d’éternel enfant gâté de l’attaquant brésilien du PSG, Neymar.

«Il est irresponsable»

«Ce serait beaucoup plus simple si Neymar allait sur les réseaux sociaux et disait qu’il n’a rien à voir avec tout ça. LeBron James, Lewis Hamilton, Messi ou Cristiano Ronaldo n’organisent aucune fête», a lancé lundi soir Galvao Bueno, commentateur historique de TV Globo. Juca Kfouri, autre monument du journalisme sportif brésilien, est allé plus loin, parlant d’une «irresponsabilité criminelle» sur un podcast du site UOL.

«Non seulement il n’a rien dans la tête, mais il est irresponsable, c’est un très mauvais exemple pour le Brésil», a-t-il insisté, rappelant que l’attaquant de 28 ans s’est affiché à plusieurs reprises aux côtés du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, qui n’a cessé de minimiser l’importance du virus.

Et tandis que Neymar fait comme si de rien n’était en publiant sur Instagram des photos très sages en famille, les révélations explosives (jamais confirmées de source officielle) se succèdent dans la presse.

Perte peu probable de sponsors

Malgré ce nouveau scandale, Erich Beting estime qu’il est peu probable que l’attaquant perde des sponsors. « Souvent, les clauses des contrats sont assez rigides. Même si l’attitude de Neymar peut être condamnable moralement, il n’a pas commis de délit », explique ce consultant.

En effet, la loi en vigueur dans l’Etat de Rio de Janeiro n’interdit pas les soirées dans des résidences privées et la mairie de Mangaratiba, cité balnéaire où le joueur possède une villa et organise les festivités selon les médias, a admis dans un communiqué « ne pas avoir le pouvoir » d’intervenir.

« Le problème de Neymar, qui est habitué à faire des fêtes pour ses anniversaires, c’est qu’il renvoie cette idée d’un mec hors-sol », déclare à l’AFP à Paris Jérôme Neveu, président fondateur d’Advent, société de conseil en marketing d’influence. 

« Il est très populaire et très suivi sur les réseaux, mais il est aussi assez clivant. Il y a des gens très fans qui vont presque tout lui pardonner (…) et de l’autre côté une partie qui ne lui pardonne rien et l’appelle à l’exemplarité », résume-t-il.

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