Bénin – Présidentielle: Dakpè Sossou recadre Joel Aïvo sur la question du parrainage

Alors que plusieurs personnalités de l’opposition, dont le professeur Joël Aïvo, dénoncent le système de parrainage instauré pour la candidature à l’élection présidentielle au Bénin, le député Dakpè Sossou vient mettre les choses au clair.

Dakpè Sossou n’est pas allé par quatre chemins pour dézinguer les membres de l’opposition du Bénin et surtout pour recadrer le professeur Joël Aïvo, en ce qui concerne ses critiques contre le système de parrainage. « Aïvo, c’est un professeur émérite de droit constitutionnel, d’accord ; vous croyez qu’il parle droit constitutionnel-là ? », a interrogé Dakpè Sossou.

Il poursuit ses propos en faisant des révélations à couper le souffle, en ce qui concerne le probable candidat à la présidentielle 2021. « Lui savait depuis 2012, qu’il y aura cette affaire de parrainage ; c’est lui qui a proposé à travers la Commission Gnonlonfoun, depuis 2012, il le savait. Il n’a pas à s’attaquer à quelqu’un aujourd’hui », a révélé le député de Lokossa.

Il va sans dire, selon les propos de Sossou, que le professeur Joel Aïvo ne devrait pas être surpris ni même critiquer le système du parrainage puisqu’il a participé à sa proposition.

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Donnant son point de vue sur le parrainage inséré dans le nouveau code électoral, Joël Aïvo affirme que “le parrainage, tel qu’il a été cousu, dans le contexte politique actuel, est MORTIFÈRE ”. On pourrait donc en déduire qu’en réalité, ce dernier n’est pas contre le principe, mais ne veut pas de son application dans le contexte politique actuel.

En effet, tous ou la plupart des élus qui sont sensés parrainer les potentiels candidats, sont acquis à la cause du régime actuel et donc il serait difficile pour un opposant de se faire parrainer suffisamment pour avoir le compte de 16, prévu par les textes, par candidat.

Le gouvernement se défend et prône une ouverture

Lors d’une de ses nombreuses sorties sur la question, le ministre de la Communication, Alain Orounla, a tenté de rassurer tout le monde. Pour le ministre de la communication, la question du parrainage n’est devenue « anxiogène que pour une infime minorité qui n’a pas voulu prendre ses responsabilités à temps, de sorte qu’aujourd’hui, elle se trouve en peine de réunir les parrainages requis ».

Il assure que le parrainage est un critère déterminant dans les grandes démocraties et les plus anciennes et donc cela ne devrait pas être une source des problèmes ou de critiques.

Par la suite, Orounla rassure tous ceux qui aspirent à la fonction présidentielle que les parrainages sont libres et sans contrainte pour les élus. Aussi, souligne-t-il que tout candidat a la possibilité de se faire parrainer par qui il veut, s’il arrive à convaincre ce dernier de la pertinence de son projet.

« Les candidats à l’élection présidentielle au Bénin peuvent se tourner vers les élus du jour, les députés et les maires et leur présenter leur projet de société, démontrer la crédibilité et le sérieux de leur candidature, et pourraient obtenir ce parrainage. Le code électoral n’enferme pas le parrainage dans une partisanerie ».

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