Burkina Faso: porté disparu depuis mardi, un prêtre catholique retrouvé mort

Porté disparu depuis plusieurs jours au Burkina Faso, le père Rodrigue Sanon, prêtre catholique de Banfora, une ville du sud-ouest du Burkina Faso, a été retrouvé mort.

«Le père Rodrigue Sanon, curé de la paroisse Notre Dame de Soubaganyedougou, a été porté disparu le 19 janvier», a déclaré, mercredi, Mgr Lucas Kalfa Sanou du diocèse de Banfora dans un communiqué. Selon un rapport de l’AFP, le père Rodrigue «a quitté Soubaganyedougou pour une réunion à Banfora mais n’est jamais arrivé», a déclaré l’évêque. Au fil des jours, les craintes du pire ont commencé par émerger jusqu’à jeudi soir, où le corps sans vie du prêtre a été retrouvé à Toumousseni, indique le quotidien de service public Sidwaya. Un élu local a également confirmé le décès de l’abbé Rodrigue Sanon de la paroisse Notre dame de Soubaganyedougou.

C’est la première fois que ce genre de chose se produit dans cette région burkinabé, frontalière avec le Mali et la Côte d’Ivoire, une zone où sévissent pourtant les insurgés. Le Burkina Faso a été témoin d’une série d’enlèvements, liée principalement aux djihadistes et d’attaques meurtrières contre des villages et des lieux de culte. La violence a entraîné la mort de 1 100 personnes et plus d’un million de personnes sont désormais déplacées à l’intérieur du pays depuis le début de la crise.

Des années de coexistence pacifique

La violence à visée religieuse a ébranlé la coexistence pacifique séculaire dans le pays. Fr. Joël Yougbaré, curé de Djibo dans le diocèse de Dori, dans le nord-est du Burkina Faso, est porté disparu depuis mars 2019.

Pendant des années, les membres des différentes églises chrétiennes, les religions traditionnelles et les musulmans ont vécu dans une relative harmonie. Les attaques armées visent sans aucun doute à déstabiliser et à créer des conflits entre les personnes de différentes confessions. Il existe également des groupes criminels chargés de kidnapper au nom de gangs terroristes, en échange d’argent. Ce ne sont pas seulement les catholiques qui sont les destinataires au Burkina Faso. Des protestants et des musulmans ont également été pris pour cibles et tués.

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