Assassinat de Jamal Khashoggi: le prince saoudien Momhammed bin Salman a approuvé le meurtre (Rapport)

Le rapport déclassifié de l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à Istanbul a montré que le prince héritier saoudien Momhammed bin Salman a approuvé le meurtre.

Le président Joe Biden a décidé de déclassifier le rapport du renseignement américain sur les conditions de l’assassinat de Jamal Khashoggi dans le consulat saoudien en Turquie. Selon le rapport cité par le média russe RT, le prince héritier saoudien Momhammed bin Salman était l’ordonnateur du meurtre.

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«Nous estimons que le prince héritier d’Arabie saoudite Muhammad ben Salmane a approuvé une opération à Istanbul, en Turquie, pour capturer ou tuer le journaliste saoudien Jamal Khashoggi», lit-on dans le rapport, qui a été publié vendredi par le bureau du directeur du renseignement national américain. Le rapport cite «le contrôle du prince Mohammed sur la prise de décision dans le Royaume», ainsi que l’implication de certains de ses services de sécurité, comme preuve qu’il a approuvé le meurtre.

Confirmation d’une théorie de longue date

Les militants et activistes accusent depuis longtemps le prince d’avoir orchestré le meurtre, et le rapport confirme leurs affirmations. Cependant, il le fait sans fournir de preuves concrètes. L’implication du prince Mohammed n’est qu’une «évaluation», alors que les renseignements ne pouvaient que conclure qu’au moment du meurtre, il «avait probablement favorisé un environnement» dans lequel ses collaborateurs ne remettaient pas en question ses ordres, et avaient déclaré qu’il était «hautement improbable» que l’opération aurait été effectuée sans sa bénédiction.

Contre de telles accusations, le royal saoudien a déjà répondu. Il a nié avoir ordonné le meurtre, mais s’est excusé en 2019 d’avoir permis que cela se produise «sous [sa] surveillance». Cette déclassification du rapport vient ainsi mettre un terme à la politique d’amadouement de l’émirat par l’ancien président américain Donald Trump. Biden lance ainsi un message fort à ses alliés sur la question des droits de l’homme.

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