Côte d’Ivoire: Henri Konan Bédié a échappé à un enlèvement

Alors qu’on croyait que les derniers pourparlers politiques en Côte d’Ivoire, avaient apaisé les tensions entre le pouvoir et l’opposition, le président du PDCI, Henri Konan Bédié, s’en est encore pris à Alassane Ouattara, le président de la république.

Dans un message adressé à ses partisans en prélude aux élections législatives du 6 mars prochain, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) a fait un feedback des événements survenus aux lendemains de l’élection présidentielle d’octobre 2020 et surtout sur son arrestation manquée à son domicile le 3 novembre 2020.

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« Mon épouse, Madame Henriette Konan Bédié, et moi-même avons été agressés et séquestrés à notre domicile de Cocody par des milices encagoulées et armées. Nous avons échappé à un enlèvement et été interdits de visite », a indiqué Henri Konan Bédié. Notons que cette tentative d’arrestation a eu lieu après que Bédié avait, avec ses alliés de l’opposition, appelé les ivoiriens à refuser les résultats de l’élection.

Une attaque frontale

Après ce rappel, le chef de file de l’opposition ivoirienne a poursuivi son message dans une sorte de regain de diatribe contre le pouvoir en place et son chef. Il a fait cas des nombreux morts survenus pendant la crise électorale et a accusé de pouvoir de n’avoir pas eu de compassion pour les victimes et leurs familles. « Le triste bilan d’une centaine de morts, de plus de 200 blessés graves et la destruction programmée de biens privés et professionnels, n’a ému personne parmi les tenants du pouvoir en place », a déploré Bédié.

Le patron du PDCI a également imputé la responsabilité de ces violences à la volonté du camp Ouattara de « se maintenir coûte que coûte au pouvoir en violation des règles élémentaires de la bonne gouvernance et surtout de notre Loi fondamentale, La Constitution ».

« Les vrais résultats de l’élection présidentielle pour laquelle tant d’hommes et de femmes sont morts ou marqués à vie sont connus de tous. La participation réelle confirmée par des observateurs internationaux crédibles est inférieure à 10%. Les résultats annoncés officiellement ne sont que le reflet d’une volonté délibérée de nos dirigeants de prendre en otage la démocratie en dépit des aspirations profondes de notre peuple à la paix », a-t-il déclaré.

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