Nucléaire: Iran et AIEA trouvent un accord «temporaire»

Le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé avoir trouvé avec l’Iran une « solution temporaire » de trois mois pour maintenir une surveillance « satisfaisante ».

L’Iran et l’AIEA ont annoncé dimanche un accord «temporaire» pour maintenir une surveillance des activités nucléaires, bien que réduite, le temps que les pourparlers diplomatiques s’engagent entre les signataires du pacte de 2015 afin de tenter de sortir de l’impasse. « L’accès sera réduit, ne nous voilons pas la face, mais nous serons en mesure de maintenir le degré nécessaire de surveillance et de vérification », a déclaré Rafael Grossi lors d’un rapide point presse dimanche soir. « Cela sauve la situation dans l’immédiat », a-t-il ajouté.

Selon les termes de cet « accord bilatéral technique », le nombre d’inspecteurs sur place reste ainsi inchangé et l’AIEA pourra procéder à des inspections inopinées. Mais la loi iranienne, qui prévoit de restreindre certaines inspections, y compris sur des sites militaires suspects, si les sanctions américaines ne sont pas levées, « existe et va être appliquée » à partir du 23 février, a regretté Rafael Grossi.

« Nous estimons que l’heure est grave mais l’AIEA continue de servir la communauté internationale », a-t-il souligné. « Bien sûr, pour parvenir à une situation stable, il faudra une négociation politique, et ce n’est pas de mon ressort ».

Discussions « fructueuses »

Le directeur général de l’AIEA était arrivé samedi à Téhéran, où il a rencontré le président de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), Ali Akbar Salehi, et le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. « L’Iran et l’AIEA ont eu des discussions fructueuses fondées sur le respect mutuel », avait tweeté un peu plus tôt Kazem Gharibabadi, l’ambassadeur d’Iran auprès de l’AIEA, « gendarme » nucléaire de l’ONU.

Plus tôt dans la journée, le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif avait indiqué qu’il évoquerait avec le chef de l’AIEA la mise en oeuvre de la loi iranienne, qui vise à restreindre certaines inspections de l’AIEA,. Mais, selon Mohammad Javad Zarif, la loi n’aboutirait pas à une « impasse » dans la collaboration entre l’Iran et l’AIEA. Et Rafael Grossi pourra « s’acquitter de ses obligations de montrer que le programme nucléaire iranien reste pacifique ». Mohammad Javad Zarif a précisé que cette loi votée en décembre par le Parlement obligeait son gouvernement à « ne pas fournir les enregistrements » des caméras de surveillance installées sur les sites à l’AIEA.

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