« Le mariage homosexuel n’aura jamais lieu sous mon mandat », Nana Akufo Addo

Le président ghanéen Nana Addo Dankwah Akufo-Addo a donné un signal fort sur sa position concernant les activités des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBTQ+) dans le pays.

S’exprimant lors de la présentation du deuxième archevêque de l’Eglise anglicane du Ghana à Asante Mampong dans la région d’Ashanti, samedi 27 février, Nana Akufo-Addo a a juré de ne jamais légaliser le mariage homosexuel. « Je l’ai déjà dit auparavant, permettez-moi en conclusion de souligner à nouveau que le mariage homosexuel n’aura jamais lieu sous mon mandat, le mariage homosexuel ne sera pas légalisé au Ghana pendant mon mandat. Je le répète, cela n’arrivera jamais sous mon mandat. » a déclaré le président du Ghana.

La déclaration du président Akufo-Addo fait suite aux récents appels publics au gouvernement pour qu’il réaffirme la position du Ghana sur le mariage homosexuel et les activités des personnes qui s’identifient comme lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et queer intersexes (LGBTQI) au Ghana.

Ce n’est pas la première fois que le Ghana déclare sa position sur le mariage homosexuel. Feu l’ancien président John Evans Atta Mills avait durant son règne déclaré une position similaire selon laquelle le Ghana n’approuverait pas le mariage homosexuel. Le président Akufo-Addo, lorsqu’il a pris la présidence en 2017, a donné une indication similaire disant qu’il ne modifierait jamais les lois du Ghana pour permettre le mariage homosexuel.

Ouverture d’un bureau de défense des droits des homosexuels à Accra

Le 31 janvier 2021, l’Union européenne (UE) au Ghana a participé à l’ouverture d’un espace de bureau pour un groupe de défense des droits des lesbiennes, gays, bisexuels transgenres et queer intersexes (LGBTQI) à Accra. Le groupe LGBTQI + Rights Ghana a organisé une collecte de fonds pour présenter et promouvoir officiellement son espace de bureau et communautaire. Des invités étaient présents à la collecte de fonds, dont le Haut-Commissaire de l’Australie au Ghana, Gregory Andrews, l’ambassadeur du Danemark, Tom Nørring et quelques délégués de l’UE.

Cette évolution a été condamnée par beaucoup comme une autorisation subtile des activités du groupe qui, selon eux, va à l’encontre des lois, de la culture et des croyances du pays. Le 24 février, la police et le propriétaire ont pris d’assaut et fermé le bureau LGBTQ d’Ashongman à Accra, dans le sillage du discours public sur leurs activités. Les activistes pour les droits des homosexuels dans le pays ont fait valoir que la loi n’interdit pas explicitement cet acte, ajoutant que le gouvernement doit protéger leurs intérêts en tant que citoyens.

Pendant ce temps, les défenseurs des droits des homosexuels, la Coalition nationale pour les droits sexuels et les valeurs familiales et les factions religieuses telles que le Conseil pentecôtiste et charismatique du Ghana (GPCC), le Conseil national pour la paix, l’Imam en chef national ont avancé d’autres arguments pour que le gouvernement dissipe l’ambiguïté entourant les lois sur la sexualité.

Egalement, le directeur exécutif du Centre ghanéen pour le développement démocratique (CDD-Ghana) a mis en garde le gouvernement pour qu’il ne soit pas influencé par ce qu’il a décrit comme la tyrannie des masses en ce qui concerne la protection des groupes minoritaires dans le pays.

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