« Si nous n’arrivons pas à les vaincre, personne ne pourra plus être candidat demain », Joël Aïvo

Au cours de la conférence de presse qu’il a conjointement tenue ce mercredi 3 mars à la salle de fête Tiwani à Porto-Novo, avec les autres responsables des partis membres du FRD, l’agrégé de droit, Joël Aïvo, a rassuré de la participation de l’opposition à l’élection présidentielle de 2021.

S’exprimant avec conviction, le candidat du Front pour la restauration de la démocratie (FRD) semble n’avoir aucun doute sur sa participation et celles des autres forces politiques du pays à cette compétition électorale.

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A l’en croire, il ne sera pas question de laisser le pouvoir en place faire de cette élection une primaire entre la mouvance et ses alliés en privatisant la présidentielle.

« J’ai vu le président Nicéphore Soglo aller se confronter à ses adversaires et aller perdre. Chercher le pouvoir dans le peuple, c’est ce que nous faisons depuis 30 ans« , a affirmé le constitutionnaliste.

Selon lui, contrairement à ses prédécesseurs, le président Patrice Talon a toujours fui la compétition. Pour se dérober, indique-t-il, il se débrouille toujours pour insérer dans les dossiers de candidature, une pièce dont l’obtention dépend forcément de lui.

« C’est cette méthode qu’il a utilisée en 2019 avec le certificat de conformité, et en 2020 avec les élections communales et municipales. C’est la même méthode qu’il utilise encore pour la présidentielle, et cette fois-ci, c’est avec les parrainages« , se désole l’agrégé de droit.

La présidentielle de 2021 ne se fera pas sans l’opposition

La méthode d’exclusion ne marchera pas cette fois-ci, a martelé le conférencier qui affirme que l’opposition sera à cette compétition et la gagnera.

Il interpelle le chef de l’Etat, le président de l’assemblée nationale, Louis Vlavonou, et le président de la cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, sur le fait que l’élection présidentielle de 2021 ne sera pas une compétition confisquée.

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« Que ça soit clair dans notre tête. Si jamais nous laissons faire, si nous n’arrivons pas à les vaincre, personne ne pourra plus être candidat demain. », martèle le constitutionnaliste.

« N’ayez pas peur, il ne se passera rien. Il n’y aura pas de violence, il n’y aura pas de casse, il n’y aura pas de mort ; mais le problème, nous allons le régler.« , a-t-il conclu.

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