Les États-Unis imposent de nouvelles sanctions à la Russie, pour actes « malveillants »

Les États-Unis ont annoncé, jeudi, une série de sanctions financières contre la Russie et l’expulsion de dix diplomates, en représailles à une cyberattaque et des ingérences dans l’élection présidentielle de 2020 attribuées à Moscou. La Russie a aussitôt promis une réponse « inévitable » à ces nouvelles sanctions.

Le gouvernement de Joe Biden a annoncé le 15 avril une série de sanctions financières contre la Russie, en réponse à des cyberattaques et des ingérences dans l’élection présidentielle de 2020 attribuées par Washington à Moscou. Selon un communiqué de la présidence américaine, la Maison-Blanche a imposé des sanctions à six entreprises technologiques russes «qui soutiennent le programme cybernétique des services de renseignement». En outre, 10 diplomates seront expulsés du pays.

Par ailleurs, le Trésor a sanctionné 32 entités et personnes accusées d’avoir tenté «d’influencer l’élection présidentielle de 2020 aux États-Unis», selon la Maison- Blanche. Plus tôt dans la journée, le Kremlin avait jugé que de nouvelles sanctions américaines contre la Russie n’allaient pas favoriser l’organisation du sommet Joe Biden-Vladimir Poutine proposé par la Maison-Blanche. «Nous condamnons toutes les initiatives de sanctions, nous les jugeons illégales», a-t-il ajouté.

Vers une nouvelle période de turbulences entre Washington et Moscou

Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Joe Biden avait fait savoir qu’il mettait au point sa riposte contre une série d’actes « malveillants » imputés à Moscou. Le 46e président de l’histoire américaine a signé un décret suivi de sanctions, qui permettra de punir à nouveau la Russie, de manière à engendrer « des conséquences stratégiques et économiques », « si elle continue ou favorise une escalade de ses actions de déstabilisation internationale », a prévenu la Maison Blanche dans un communiqué.

Dans le cadre de ce décret, le Trésor américain a interdit aux institutions financières américaines d’acheter directement de la dette émise par la Russie après le 14 juin prochain. Et, en partenariat avec l’Union européenne, le Canada, le Royaume-Uni et l’Australie, le gouvernement américain impose aussi des sanctions à huit personnes et entités « associées à l’occupation et à la répression persistantes en Crimée ».

De son côté, le département d’État américain a expulsé dix responsables de l’ambassade russe, accusés pour certains d’être des membres des services de renseignement de Moscou. L’ensemble de ces sanctions vise aussi à tenir les autorités russes « pour responsables » après des accusations de primes offertes par la Russie à des Talibans pour attaquer des soldats américains ou étrangers en Afghanistan.

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