Tchad: l’opposition dénonce un coup d’Etat

Le Tchad est depuis mardi, dirigé par un Conseil militaire de transition présidé par le fils du président défunt, le Général Mahamat Déby. Pour l’opposition, l’avènement des militaires au pouvoir n’est rien d’autre qu’un coup d’Etat.

Le décès tragique du président tchadien, Idriss Deby, fraîchement réélu pour un 6e mandat, fait couler beaucoup d’encre et de la salive. En effet, après l’Union syndicale du Tchad (UST) qui a rejeté la transition assurée par les militaires, l’opposition dénonce un « coup d’Etat ».

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« Le rôle des militaires est d’assurer la sécurité aux frontières, pas de prendre le pouvoir », a expliqué Mahamat Bichara, le porte-parole d’une coalition de trente partis de l’opposition. Pour le président des Transformateurs, le Dr Succès Masra, la transition doit revenir aux civils.

« C’est le président de l’Assemblée nationale qui assure l’intérim en cas de vacance de poste et en cas d’empêchement définitif. L’absence de cela, c’est un coup d’État. Ceux qui doivent prendre le pouvoir, dans l’immédiateté, doivent être ces civils-là, mais qui doivent se donner le mandat qui permette que tous les Tchadiens s’assoient pour pouvoir définir ensemble le nouvel État à travers un dialogue », a-t-il déclaré.

Dans sa déclaration le mercredi 21 avril 2021, le président du Conseil militaire de transition, le Général Mahamat Déby, a assuré que l’armée n’a pas vocation de s’accaparer du pouvoir. Le devoir de l’armée est de défendre et veiller à la paix, la stabilité et la sécurité du pays, a-t-il rappelé.

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